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by shin-yamakami16

「やっぱり遺伝子組み換え作物(OGM)は毒だった!」— ‘Le Nouvel Obs.’

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実証された「GM作物」の発ガン性

                                    山上 真

 一昨日9月18日から今日20日にかけての仏各メディアは一斉に、食物の安全性に関わる衝撃的な事実を報じている。最初に記事にした『ヌーヴェル・オプセルヴァトウール』誌は、「*OGMスキャンダル」という見出しだ。
 他ならぬ「遺伝子組み換え」作物がガンを引き起こすことの「疑いない証拠」を示す実験結果が仏研究者によって発表されたのである。

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 フランス北部カーン大学の生物学者Gilles-Eric Séralini 教授は過去二年間に及ぶ研究結果を、来週9 月26日発刊の国際的科学誌 ‘Food and Chemical Toxicology’ 「食物と化学的毒物学」誌上で発表することになっているが、この研究が「秘密裏」に行われた訳は、その対象が世界的な「食物大手」米国モンサント社生産の「遺伝子組み換えトウモロコシ」NK603であったからだろう。


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          仏 Caen 大学分子生物学者 Gilles-Eric Séralini 教授


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 このトウモロコシを二年間、200匹以上の鼠に食べさせたところ、雌ネズミには乳腺の腫瘍が、雄には肝臓・腎臓障害が現われ、両性の寿命が20〜30%短縮したという。
食物の内容として、*GMO トウモロコシ含有率を 11%、22%、33% に分けたが、GMOがかなり低い割合の場合でも、罹患率・死亡率が高かったということだ。


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     2005年GMO生産マップ:オレンジ色5カ国はGMOの95%を生産している        

 人間の食物摂取では、直接農産物を食べるだけでなく、肉・卵・乳製品の形で体内に入る訳だが、その場合でも、動物飼料に含まれるGMO成分が人体に影響を及ぼすことになる。


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2007年8月裁判所前で「OGM 禁止」を訴えるジョゼ・ボヴェ氏: OGMトウモロコシ畑を「不法に」刈り取ったことで裁判にかけられた。

 この実験結果を受けて、環境保護活動家(緑の党欧州議会議員)*ジョゼ・ボヴェ氏は、この19日水曜日、欧州議会委員会に対して、「直ちにGMO トウモロコシと’Amflora’(遺伝子組み換え)ジャガイモの栽培許可を取り消すように要求したという。
 
 こうして、長らく疑問視されていた遺伝子組み換え作物の「安全性」は、見事に覆ったのであるが、例えば我々日本人の食生活のほぼ半ば、「GMO本場」の米国からの輸入農産物に依存している状態を顧みるとき、事態は極めて深刻と言わねばならない。 (2012.09.20)


*<注1> 遺伝子組み換え作物の略語として、英語では GMO (Genetically Modified Organism) 、仏語では OGM (Organisme Génétiquement Modifié) となる。

*<注 2> 本ブログ2008-10-08 「チャールズ皇太子とジョゼ・ボヴェ氏」ご参照されたい 

<写真・資料> Le Monde, Le Nouvel Observateur, France Info, L'Humanité, Wikipedia 

             
                   <参考資料>
1. 9月18日付仏『ヌーヴェル・オプセルヴァトウール』誌ー「特ダネ:その通り、遺伝子組み換え食品は毒だ」

EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons !
Créé le 18-09-2012 à 00h19 - Mis à jour le 20-09-2012 à 07h37Par Guillaume Malaurie

Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l'industrie OGM.
Nouvel Observateur

C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié.

Lourdement toxique et souvent mortel

Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. A tel point que, s’il s’agissait d’un médicament, il devrait être suspendu séance tenante dans l’attente de nouvelles investigations. Car c’est ce même OGM que l’on retrouve dans nos assiettes, à travers la viande, les œufs ou le lait.

En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine ("Tous cobayes !", Flammarion, en librairie le 26 septembre).

Nom de code In Vivo

Jusqu’en 2011, les chercheurs ont travaillé dans des conditions de quasi-clandestinité. Ils ont crypté leurs courriels comme au Pentagone, se sont interdit toute discussion téléphonique et ont même lancé une étude leurre tant ils craignaient un coup de Jarnac des multinationales de la semence.

Le récit de l’opération – nom de code In Vivo - évoque la très difficile récupération de semences de maïs OGM NK 603, propriété brevetée de Monsanto, par le truchement d’un lycée agricole canadien. Puis la récolte et le rapatriement des "gros sacs de jute" sur le port du Havre fin 2007, avant la fabrication de croquettes dans le secret le plus total et la sélection de deux cents rats de laboratoires dits "Sprague Dawley". Bilan ? Glaçant : "Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, confie le professeur Séralini, c’était une hécatombe parmi nos rats, dont je n’avais pas imaginé l’ampleur".

Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l'herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d’herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience. Chez les femelles, cela se manifeste par des explosions en chaine de tumeurs mammaires qui atteignent parfois jusqu’à 25% de leur poids. Chez les mâles, ce sont les organes dépurateurs, le foie et les reins, qui sont atteints d’anomalies marquées ou sévères. Avec une fréquence deux à cinq fois plus importante que pour les rongeurs nourris au maïs sans OGM.

Comparaison implacable : les rats nourris au maïs OGM déclenchent donc de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats nourris sans OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24e mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles nourries aux OGM sont touchées contre seulement 30% chez les sans-OGM.

Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats nourris aux OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Pour un animal qui bénéficie de deux ans d’espérance de vie, l’écart est considérable. A titre de comparaison, un an pour un rongeur, c’est à peu près l’équivalent d’une quarantaine d’années pour un homme…

C’est forte de ces conclusions que Corinne Lepage, dans un livre qui paraît vendredi 21 septembre ("La vérité sur les OGM, c’est notre affaire", Editions Charles Léopold Mayer), entend bien exiger des comptes auprès des politiques et des experts, français et européens, des agences sanitaires et de la Commission de Bruxelles, qui se sont si longtemps opposés et par tous les moyens au principe d’une étude de longue durée sur l'impact physiologique des OGM.

Cette bataille, l’ex-ministre de l’Ecologie et première vice-présidente de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire à Strasbourg, la mène depuis quinze ans au sein du Criigen (Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique) avec Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini. Une simple association 1901 qui a pourtant été capable de réunir de bout en bout les fonds de cette recherche (3,2 millions d’euros) que ni l’Inra, ni le CNRS, ni aucun organisme public n’avaient jugé judicieux d’entreprendre.

Une étude financée par Auchan et Carrefour

Comment ? Autre surprise : en sollicitant la Fondation suisse Charles Léopold Mayer. Mais aussi les patrons de la grande distribution (Carrefour, Auchan..), qui se sont réunis pour l'occasion en association. Depuis la vache folle, ces derniers veulent en effet se prémunir de tout nouveau scandale alimentaire. A tel point que c’est Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, qui a débloqué les premiers financements.

L’étude du professeur Séralini laisse donc présager une nouvelle guerre meurtrière entre pro et anti-OGM. Les agences sanitaires exigeront-elles de toute urgence des études analogues pour vérifier les conclusions des scientifiques français ? Ce serait bien le moins. Monsanto, la plus grande firme mondiale de semences transgéniques, laissera-t-elle faire ? Peu probable : sa survie serait en jeu. Pour une seule plante OGM, il y a une centaine de variétés. Ce qui impliquerait au moins une dizaine d'études de 100 à 150 millions d’euros chacune !

Le temps de la vérité

Sauf que, dans cette nouvelle confrontation, le débat ne pourra plus s’enliser comme par le passé. Dés le 26 septembre, chacun pourra voir au cinéma le film choc de Jean-Paul Jaud, "Tous Cobayes ?", adapté du livre de Gilles-Eric Séralini, et les terribles images des rats étouffant dans leurs tumeurs. Des images qui vont faire le tour de la planète et d’internet, puisqu'elles seront diffusées sur Canal+ (au "Grand Journal" du 19 septembre) et sur France 5 (le 16 octobre dans un documentaire). Pour les OGM, l’ère du doute s’achève. Le temps de la vérité commence.

Etude publié par la revue américaine "Food and Chemical Toxicology" :

2. 9月19日付仏『リベラシオン』紙 ー「遺伝子組み換え食物:ネズミに大被害」

OGM : gros dégâts chez les rats

19 septembre 2012 à 22:06

RÉCIT Une étude inédite par sa durée et inquiétante par ses résultats prouve la dangerosité d’un maïs transgénique de la firme Monsanto. Trois ministres français expriment leur inquiétude.

Par LAURE NOUALHAT
Nourrir des rats durant deux ans avec du maïs transgénique leur est fatal dans la plupart des cas. C’est la conclusion sans appel d’une étude du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) publiée hier dans la revue américaine Food and Chemical Toxicology.

Véritable bombe qui relance le débat sur les OGM, il s’agit d’une première mondiale. Durant deux ans, les chercheurs du Criigen ont nourri quotidiennement 200 rats avec du maïs NK-603, tolérant au glyphosate, l’herbicide commercialisé par Monsanto dans son produit phare, le Roundup. «C’est inédit sur une telle durée , confirme le docteur Joël Spiroux, président du Criigen et coauteur de l’étude avec le professeur Gilles-Eric Séralini, joint par Libération. D’ordinaire, les études réclamées aux industriels se limitent à des tests sur quatre-vingt-dix jours. Or, c’est au bout de quatre mois que nous avons constaté les premiers symptômes et les premiers cas de mortalité.» Comme le maïs NK-603, produit par Monsanto, est interdit à la culture en Europe, les scientifiques se sont rendus au Canada pour récolter de quoi fabriquer des croquettes transgéniques pour leurs rats. Ils ont concocté des aliments avec trois dosages différents : des croquettes contenant 11%, 22% et 33% de maïs NK-603. Leurs conclusions sont accablantes : «Pour les rats nourris aux croquettes dosées à 11%, nous avons constaté des taux de mortalité deux à trois fois supérieurs chez les femelles et cinq fois supérieurs chez les mâles, poursuit le docteur Spiroux. Non seulement, ces OGM perturbent les voies endocrines, mais il se pourrait que les faibles doses soient plus dangereuses que les doses plus importantes.»

Euthanasie. Les rats de laboratoire ont été soumis à une batterie inhabituellement longue de tests sanguins, hormonaux, urinaires… et leurs cadavres ont subi de véritables autopsies. Dans le labo, c’est l’hécatombe : les chercheurs euthanasient les animaux dont les tumeurs plus grosses que des balles de ping-pong, dépassent 25% de leur poids. Au bout de vingt-quatre mois, plus des trois-quarts des animaux nourris au maïs OGM sont tombés malades ou n’ont pas survécu. «Il est manifeste que les tests réglementaires ne sont ni assez longs ni assez poussés, poursuit Joël Spiroux. Il faudrait des tests sur la vie entière puisqu’outre-Atlantique, au nord comme au sud, on mange du maïs transgénique à tous les repas ou presque.»

Interdit de culture en Europe, le NK-603 est autorisé à l’importation, ainsi que dans l’alimentation humaine et animale depuis 2004. Dans son avis, le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies reconnaît ne pas avoir «examiné en détail» l’évaluation des risques pour la santé animale et humaine. «Il est toutefois très marginalement utilisé dans l’alimentation humaine», rassure le HCB.

«Cette étude semble confirmer l’insuffisance des études toxicologiques exigées par la réglementation communautaire en matière d’autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques», ont réagi Stéphane Le Foll, Delphine Batho et Marisol Touraine, respectivement ministres de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé. Faisant bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’une étude de plus, ils ont immédiatement saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En fonction de son avis, ils se réservent le droit de demander aux autorités européennes la suspension en urgence de l’autorisation d’importation du NK-603. L’eurodéputé José Bové ne s’embarrasse de ces précautions. «Il serait complètement aberrant de continuer comme si de rien n’était», a-t-il déclaré, profitant de l’occasion pour demander à la Commission européenne de «suspendre immédiatement les importations» et la mise en culture du maïs OGM produit par Monsanto.

«Obscurantistes». Au-delà de ses résultats spectaculaires, l’étude est une première dans son financement. Elle a coûté plus de 3 millions d’euros, cofinancés par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme et l’association Ceres, créée par le fondateur du groupe Auchan, Gérard Mulliez. «Cela prouve que quand on cherche, on trouve, s’exclame Corinne Lepage, présidente d’honneur du conseil d’administration du Criigen. Lorsque la société civile se prend en main, la science avance. Les écologistes sont souvent accusés d’être obscurantistes. En réalité, les obscurantistes sont ceux qui refusent de chercher.» La députée européenne retrace dans un court ouvrage (1) l’aventure de cette étude, «dont le montage s’apparente à un thriller». Et dont les résultats font tout aussi peur.

(1) «Vérité sur les OGM, c’est notre affaire». Editions Charles Léopold Mayer
by shin-yamakami16 | 2012-09-20 18:14 | Comments(0)